Billets de gonzalez-lauriane

  • Au-delà du principe de plaisir

    Au-delà du principe de plaisir

    Du 14/11/2020 au 15/11/2020

     

    Comment comprendre les pulsions de vie et de mort aujourd’hui ? Comment comprendre la compulsion de répétition tant à partir de la clinique qu’à partir des plus récents modèles neuroscientifiques portant en particulier sur l’épigenèse synaptique ? Quels sont les apports des modèles neurobiologiques, des marqueurs somatiques, de la science cellulaire, au principe de répétition et au travail du négatif ? Ce colloque propose de poursuivre sur la voie d’une « éthique du décloisonnement entre psychanalyse, psychiatrie et neurosciences », en s’adjoignant à cette occasion la neurologie et la neurobiologie.


    hôpital Necker, 149, rue de Sèvres. - 75015 Paris

    Informations :
    Site Internet : www.psychanalyseenextension.com/ -

  • Couple et Cancers

    XXXVIIe Congrès de la SFPO - Couples et cancers

    Du 04/11/2020 au 06/11/2020

     

    Lors de cette édition, il sera proposé de mieux comprendre comment le cancer impacte le couple, et comment soutenir le couple, y compris dans sa parentalité. Ce rendez-vous des professionnels de soins psychiques permettra d’aborder ce thème de façon pluridisciplinaire à travers différentes plénières, mais aussi via des ateliers de formation continue lors de la journée précongrès et des sessions orales permettant à plusieurs dizaines d’intervenants de prendre la parole.


    Sorbonne université, 4, pl. Jussieu. - 75005 Paris

    Informations :
    Aude Chazelle, tél. : 05 57 97 19 19. - Site Internet : www.congres-sffpo.com - Email : aude.chazelle@comm-sante.com

  • TCC/ Clinique

    Opérer la distinction entre psychologue clinicienne et psychothérapeute TCC est une pièce essentielle pour mieux comprendre certaines méthodes de la psychologie moderne. En en faisant le point, on tente de comprendre l’approche et ainsi d’y trouver ce que l’on cherche. Mieux comprendre et ainsi mieux agir à terme.

    La psychothérapie comportementale mieux comprendre une technique de psy

    Faisant partie d’un phénomène dont les origines ne remontent pas vraiment à très loin. Récente et pourtant toujours autant d’actualité, la psychothérapeute TCC ou thérapie cognitivo-comportementale est une réunion des traitements et des troubles psychiatriques que l’on peut constater. Il s’agit ainsi plutôt d’une médecine basée sur les fait qui permettent au patient de stimuler son propre cerveau afin de faire le faire intervenir sur des processus mentaux que l’on appelle processus cognitifs et conscients. On retrouve principalement dans ce type de psychothérapie comportementale, des personnes souvent anxieuses ou angoissées qui fait naître ce monde un peu à part. Exercé par un psychologue comportementaliste imagine souvent le pire et conduit tout cela vers des horizons un peu plus sombres et que ça ne conduisent à nouveau dans des situations plus évolués.

    Le psychologue comportementaliste à la recherche des termes appropriés

    Psychologue de formation et sanctionnée d’un diplôme ainsi que de quelques baffes, le psychothérapie adepte de ces méthodes passe ainsi à expliquer son rôle pourtant suffisamment croire. Pour trouver un psychologue à Clerment-Ferrand suffisamment à même de résoudre les situations ainsi que leur évolution n’est pas forcément une chose simple à faire. C’est pourtant là que l’on rencontre le plus de chance de succès, une combinaison que l’on pourrait qualifier de gagnante. Le comportementaliste s’attache en effet à trouver des solutions et proposer des tâches à exécuter plutôt que de choisir la voie de la recherche de la cause du psychologue psychothérapeute.

    Psychothérapeute, psychologue, deux univers parallèle ou pas ?

    Si dans les faits et lorsqu’on les voit travailler, la réalité peut être trompeuse, l’association des deux est une erreur trop commune. Dans un cas pourtant il n’existe parfois pas les compétences nécessaires pour exercer seul le TCC. Et inversement, les deux méthodes peuvent aider une place à aller mieux plutôt que d’autre et son mode d’alternative chimique. Mais aussi, il faut rappeler que peu importe ce qui arrive ou change ou évolue, les deux professions restent complémentaires. Deux corrélations qui restent bien évidemment évidente au jour le jour malgré tout.

  • Psy Clinicien

    La psychologie clinique enfin légalement reconnue

    A grand coup médiatique, le 5 novembre dernier, il a été annoncé que la psychologie clinique sera très prochainement légalement reconnue en tant que profession de santé. La Fédération Belge des Psychologues a fait preuve de ténacité. Le travail parlementaire sur ce dossier a en effet débuté il y a plusieurs années déjà pour - enfin - aboutir à un large consensus au sein de la majorité parlementaire. Les psychologues cliniciens s'en réjouiront. Tout vient à point à qui sait attendre !

     

    Echo's de la presse

    L'écho de la presse francophone retient que les six partis de la majorité politique, sous l'impulsion de Marie-Claire Lambert (PS) ont conclu un accord et que Ecolo / Groen s'est joint à la décision. Les médias mettent l'accent sur la psychothérapie et mentionnent de façon secondaire que la psychologie clinique est également inscrite dans le texte de la proposition de loi. 

    L'écho de la presse néerlandophone indique que les six partis de la majorité politique, sous l'impulsion de Nathalie Muylle (CD&V) ont conclu un accord politique et que Groen / Ecolo s'est joint à la décision. Les médias mettent l'accent sur la psychologie clinique et mentionnent de façon secondaire le fait que la psychothérapie est également légalement inscrite dans le texte de la proposition de loi. 

    Il est à tout le moins étonnant que les soins - de santé mentale - soient perçus de façon aussi différente dans chacune des communautés linguistiques ! 

    Il aura fallu 20 ans de travaux acharnés pour que le psychologie clinique soit enfin reconnue comme profession de santé et que des critères soient esquissés pour encadrer la formation et le port du titre de psychothérapeute. 

     

    Le psychologue clinicien dans l'exercice autonome de sa profession. 

    La psychologie clinique sera insérée dans l'AR 78 en tant que nouvelle profession de santé. La pratique du psychologue clinicien est désormais définie comme un exercice autonome. Elle concerne la prévention, l'examen, l'établissement du psychodiagnostic, le dépistage, l'accompagnement et la prise en charge des souffrances psychiques ou psychosomatiques. L'agrément de psychologue clinicien sera accordé à titre individuel aux praticiens ayant satisfait aux exigences des cinq années d'un cursus universitaire de Master en psychologie clinique. 


    Pas moins de 12.000 psychologues cliniciens qui exercent à ce jour leur métier dans le secteur de la santé sortiront de facto de le l'illégalité. Jusqu'ici en effet leur pratique était tolérée mais était, au pied de la lettre, un exercice illégal de la médecine. Les psychologues cliniciens sortent donc définitivement de cette ambiguïté. Désormais ces 12.000 praticiens pourront exercer leur profession de façon autonome. La psychologie n'a certes jamais fait partie des professions paramédicales mais le principe d'autonomie explicitement citée dans le texte légal valide définitivement le fait que le psychologue clinicien ne travaille pas sous couvert de prescriptions médicales. Il est par contre à retenir que, dans un exercice responsable de sa profession, le psychologue clinicien est bien obligé de coopérer chaque fois que nécessaire avec un médecin. Les prises en charge concertées sont ainsi nécessaires dans les limites de ce que prescrit le code de déontologie propre à la profession de psychologue. 

     

    Changements

    La question la plus souvent formulée est de savoir ce que cette loi changera. Tout d'abord la coopération entre le médecin et le psychologue est appelée à s'accroitre. L'insertion de la profession dans l'AR 78 implique que le psychologue clinicien pourra prendre part à un réseau de soins régional, à une plate-forme de communication électronique interprofessionnelle et à toute initiative qui organise la concertation autour du dossier du patient, etc. La profession sera par ailleurs invitée à émettre des avis et à se faire représenter dans les structures de réflexion et dans certaines instances décisionnelles propres à la santé publique. Il deviendra plus clair pour les médecins quant à savoir ce qu'est ou ce que n'est pas un psychologue clinicien. La collaboration en sera facilitée au meilleur bénéfice du patient. 

    De manière indirecte il en découle ensuite que, à terme, les possibilités d'un remboursement des consultations chez un psychologue clinicien pourra être mis à l'étude. Contrairement à ce qui est annoncé haut et fort dans la presse de ces derniers jours, ce remboursement n'est pas à espérer avant longtemps. A ce stade on peut seulement estimer que la reconnaissance dans la loi ouvrira des portes pour, à l'avenir, faciliter l'accessibilité financière des patients aux soins psychologiques. Ce n'est pas pour autant qu'il faut craindre, comme les mutuelles l'ont très rapidement proclamé, une explosion du budget de la santé. L'investissement de la société envers le travail du psychologue clinicien risque au contraire de surprendre par le bénéfice qu'il engendrera. Des recherches menées au Canada (Canadian Institute for Health Information, 2011) et en France (Dezetter, 2012) ont déjà montré que le remboursement des interventions psychologiques représente un bénéfice non négligeable facilement chiffrable à l'échelle macro-sociale. N'oublions pas que la Belgique compte parmi les pays dans lesquels la consommation de psychotropes est la plus élevée et il est estimé qu'un tiers des personnes en incapacité le sont à cause de problèmes psychiques. 

     

    Une large règlementation pour la psychothérapie 

    Tandis que la profession de psychologue correspond à des exigences particulièrement claires, il apparaît qu'il en va tout autrement pour la psychothérapie dont les critères retenus pour la formation sont très larges. Sur ce point il est assez déplorable que le texte de la proposition de loi ne tienne pas compte de l'avis émis par les experts du Conseil supérieur de la Santé. L'avis en question mentionne très clairement que pour pouvoir valablement accéder à une formation en psychothérapie, il convient de disposer d'une formation universitaire minimale en psychologie clinique. La qualité des prestations est à ce prix. Or la proposition de loi actuelle oblitère totalement cette exigence et donne accès aux formations de psychothérapie à une large partie des bacheliers du domaine des soins de santé, de l'éducation et des sciences sociales, etc. qui auront suivi un programme minimal en psychologie avant de pouvoir entamer une formation de 4 années en psychothérapie. L'objectif avoué de Madame Onkelinx était pourtant bien d'assurer la qualité maximale de l'offre psychothérapeutique aux patients. Il aurait donc été plus cohérent qu'elle place la barre des formations préalables à un niveau plus élevé ! 

    Quoi qu'il en soit quant aux inquiétudes liées à ces critères de formation minimale de base qui ne sont pas rencontrés, la proposition de loi prévoit la mise en place d'un Conseil fédéral de la psychothérapie qui aura pour mission de préciser une série de critères de reconnaissance non encore établis. Le tout sera ensuite repris dans des arrêtés d''exécution de sorte que l'habilitation à l'exercice de psychothérapie soit rendu effectif. Le principal obstacle à craindre provient alors du fait que le Conseil fédéral de la psychothérapie sera composé de pas moins de 32 membres. Les représentants qui y siégeront seront issus des diverses associations professionnelles et reprendra les quatre approches thérapeutiques jusqu'ici reconnues. Le champ de la psychothérapie compte des dizaines d'associations professionnelles. La première tâche de taille sera probablement de déterminer celles qui seront le plus représentatives et de vérifier que chacun des 32 représentants proposés rempli les critères d'éligibilité. Le secteur de la psychothérapie est complexe. A plus d'une reprise ces dernières années, il a montré combien il pouvait être conflictuel. En un sens, il est à espérer que des dissensions et difficultés internes ne viendront pas ralentir le processus. En un autre sens on peut le craindre ! 


    Une alternative valable

    Est-ce un problème pour le psychologue clinicien ? Pas vraiment puisque la psychologie clinique est désormais reconnue en tant que telle comme une nouvelle profession de santé et ce d'une façon séparée de la psychothérapie. Les personnes ayant des plaintes psychiques pourront donc trouver une alternative valable ou un accompagnement complémentaire aux prises en charge médicamenteuses. Les psychologues cliniciens pourront enfin exercer de plein droit leur profession et pratiquer dans un cadre des soins de santé en première ligne. Une nouvelle perspective s'ouvre donc dans la prise en charge des problématiques de santé puisque la dimension psychologique des soins à la personne s'affirme définitivement comme essentielle en regard du modèle biomédical classique.